CFTC KEOLIS LYON

SYNDICAT CFTC DES TRANSPORTS EN COMMUN LYONNAIS

13 septembre 2009

Journal 09/2009

Prochainement, un « Spécial Elections », soyez à l’affut, ne le ratez pas !! Vous pouvez d’ores et déjà contacter vos élus CFTC pour connaître l’évolution de notre situation, les dernières attaques de Keolis sur le droit syndical ...

Voici les articles parus sur votre journal CFTC de septembre 2009

Qu'on arrête de dépouiller les salariés !!!

Les vacances sont déjà loin dans les esprits. Après un été particulièrement chaud sur le plan social, la rentrée 2009 se fera comme on l'avait imaginé, avec un goût amer, suivi d'un profond désarroi, d'une grande frustration légitime et d'une trahison face aux écrits rassurants (équité, loyauté, gagnant/gagnant) parus dans tous les numéros EDIFIS. Alors que rien n'indique que l'horizon va s'éclaircir, les conditions de travail se dégradent jours après jours. De nouvelles règles restrictives et réductrices se mettent en place, suite au nouveau projet imposé unilatéralement par la direction. Les conseils de discipline se multiplient par rapport aux années précédentes…, toutes ces conditions et ces règles disciplinaires, arbitraires, relevant du totalitarisme patronal suscitent au plus grand nombre l'inqiétude des salariés.

La CFTC est consciente que certains salariés ont fait confiance à une direction malhonnête, méprisante, opaque…, ces derniers croyaient sincèrement à la bonne parole de la Direction (améliorer le dialogue social, apporter de meilleures conditions de travail). Pour ces salariés, pour tout le personnel en général, il n'est jamais trop tard pour redresser la tête et cesser de se regarder le nombril. Aujourd'hui, les mises en garde de la CFTC ne sont plus de la fiction, mais malheureusement, bel et bien la réalité.

Voici comment, Kéolis-Lyon, le roi du mensonge, l’empereur de l'antisocial, le dieu des actionnaires, va mettre en place demain son projet pour améliorer ses bénéfices au détriment et au mépris des salariés.

Ce qui a changé depuis le 1er juillet 2009

- compte mémoire

- compteur bloqué à 50 heures jusqu'au 31 décembre 2009 (FL,TD,SR,AE,CH)

- réglementation conducteur annulée (calcul des MC)

- période des congés payés (juin, juillet, août, septembre)

- pour info depuis le 15 décembre 2008 pertes des CA si malade.

Ce qui va changer à partir du 23 octobre 2009 et au 1er janvier 2010.

- complément bloqué à 25 heures par cycle de 12 semaines.

- perte de la mise en pied par ligne.

- perte des congés exceptionnels (enfants malades, jour de déménagement, mariage…).

- attribution de 15 RTT (si moyenne 7h30 / 1604h50 tps de travail effectif / an.)

- perte systématique de jours ou heures RTT si absence (maladie, AT, AI, grève…).

- HS payés chaque fin de cycles de 12 semaines.

- en cas d'absence toutes les heures supplémentaires redeviennent heures ordinaires.

- les agents travaillant entre 11:30 et 14:00 auront une prime de repas décalés, mais perdront le droit aux tickets restaurant.

Pour la CFTC, il n'est jamais trop tard pour rebondir. L'accord imposé par la direction n'est pas une fatalité, ni un hasard, mais bien une réalité. Faute de sursaut, la décomposition économique et sociale continuera. Les entreprises comme la nôtre pourront continuer à jouer sur les casinos financiers appartenant aux collectivités locales. Les responsables toutes catégories confondues dans l'entreprise continueront de harceler leur personnel. La souffrance au travail s'accentuera et le chaos deviendra inéluctable. Nous sommes tous concernés. Ne pas s'engager dans ces moments est pire qu'un crime, c'est une faute historique. Alors sans attendre, tous ensembles, organisons-nous en instaurant une vraie solidarité. Amplifier, poursuivre les actions, se défendre,

REPRENDRE NOTRE DU ET NOTRE AVENIR, C’EST POSSIBLE, MAIS ENSEMBLES.

M. Fleury Christian

Secrétaire général 1er collège.

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Météo Keolis : Sale temps pour les salariés !

La reprise des activités est à son comble, et l'on sent le frémissement d'un bon avis de tempête. Quel regret pour notre Directeur Général, le 30 juin dernier s'annonçait si bien, juste avant les congés. Son effigie a été pendue et brûlée en place du B12 en l'an 2009, et depuis….plus rien. D'autres directeurs en d'autres lieux, ont été malmenés, séquestrés dans des locaux….. Mais pas lui. Personne n'en veut, même pas un salarié. Quel dédain pour ce souverain, et dire qu'il a payé son chef de la sécurité, son « Vidocq » si cher pour pas grand-chose.

À l'écouter on finirait par croire qu'il ne veut que notre bien et que ses vassaux ne cherchent qu'à appliquer son programme devant une horde d'inconscients et d’irrespectueux représentants des salariés.

Saleté de syndicats, saleté de salariés en CDI, saleté de tout…. En juin 2008, il a fait un rêve, il avait un costume et une cape, il était le héros, il arrêtait une convention collective locale avec ses mains, il distribuait de l'argent à ses actionnaires et à son équipe... Soudain des grains de sable dans les rouages l'ont réveillé. De colère et de mauvaise humeur, ne pouvant plus dormir, il a remis son pouce dans sa bouche et s'est juré de leur en faire baver… Depuis vous connaissez la suite !!! Un an de mensonges, car pour le coup, en guise d'améliorations il nous a dépouillé de bon nombre de nos avantages sociaux.

À bientôt en place de …..Grève !!!

M. Bruno Serpaggi

Secrétaire général 2ème collège

Et ce n'est que le début…..

Depuis la mise en place de leur premier remaniement, beaucoup de hiérarchiques se sont engouffrés avec joie et frénésie sur une méthode revancharde envers leurs subalternes. Au tramway ou la saga continue d’énerver le personnel, dans les services et UT ou la nouvelle application sur le travail est encore moins respectée que l'ancienne.

La différence ??? C’est que nous avons été dépouillés de nos droits et de nos choix. Nous travaillons et nos dirigeants veulent nous obliger à nous taire ou à partir. Sachez que l'entreprise a toujours été la première à ne pas respecter ses accords, à établir et entretenir des privilèges, à ne pas respecter les lois…. En première page vous avez pu lire ce qui arrive et ce qui va arriver. Alors arrêtons d'accepter l'inacceptable... La volonté de notre directeur général est de nous tirer vers le bas. Il a restreint tous nos avantages, sous prétexte d'une équité, d'une loyauté et d'une amélioration identique aux pays les plus pauvres de la planète.

Nous savons tous pourquoi nous travaillons aux TCL, pourquoi nous avons fait le choix de rentrer dans cette entreprise. Pensez-vous qu'un seul de nos directeurs ou cadres Kéolis, accepterait de travailler avec une réduction aussi massive de leurs droits et de leur pouvoir d'achat ??? Acceptez-vous l'idée que c'est pour votre bien et dans votre intérêt, que l'on vous a retiré vos avantages, vos moyens de contestation et tout ce qui ressemblait de près ou de loin à votre liberté de choix ???

TOUS, conducteurs et agents de maîtrise TCL, avez-vous la moindre idée de ce que vous représentez pour vos dirigeants Kéolis, ?! ... Ils ne voient en vous qu’ne masse salariale sans diplôme, occupant un emploi et non exerçant un métier. Ils sont persuadés de pouvoir vous manipuler à volonté, persuadés que tels des moutons vous irez où bon leur semble !!!

Avant, on nous disait que nous avions des droits mais aussi des devoirs. Aujourd'hui, il ne reste que les devoirs. Et pour les droits, l'entreprise nous laisse le choix entre « aimez la ou quittez la…. »… Cela ne vous rappelle rien ???

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Les dents de leur…mer

Tous nos politiciens qui sont devenus présidents ont déclaré un jour « trop d'impôts tuent l'impôt… », Et après ils ont toujours continué à nous servir les mêmes fadaises.

Tous nos financiers au soir du krach boursier, ont réclamé de l'aide et c’est nos politiciens qui les ont aidés. Des fonds publics ont été donnés pour que l'économie reparte.

Au résultat…., des milliers d'entreprises licencient et continuent de licencier.

Vous !!! Vous payez toujours vos agios bancaires et eux se prennent encore de très grosses primes aux résultats, avec l'argent qui leur a été confié par l'État.

La CFTC

a la certitude que lorsque les événements ne vont que dans le sens des dirigeants, ceux-ci changent purement et simplement les règles du jeu, mais conservent précautionneusement leurs équipes. Ils ne reconnaîtront jamais l’incompétence des financiers dans le système bancaire mais les accompagneront à trouver un autre terme que « prime au résultat », et ils nous ferons avaler la pilule.

Vous êtes outrés ??? Ce n’est pas grave !!! On va s'occuper de vous en créant de nouvelles taxes et en réduisant vos avantages.

Kéolis-Lyon a fait pareil, ils ont prétexté la menace de la crise pour améliorer leurs bénéfices sur notre dos, supprimant nos compensations, nos libertés de choix et nos avantages sociaux.

Nos horaires décalés, nos samedis dimanches jours fériés travaillés, notre salaire modeste et bloqué, sans grande possibilité d’évolution, plus rien n’est rétribué, tous les acquis envolés.

Maintenant, une maladie grave, un accident de la vie, un désaccord avec sa hiérarchie et tu sauras ce qu'être dans la M---- veut dire.

Pour l’incompétence, ils ont le pompon !!! Car si leurs objectifs étaient d'arriver à un accord au moins majoritaire, ils en sont très loin !!! Et vous croyez que pour autant leurs postes sont remis en cause ??? Comme pour nos banquiers, à ce niveau, l’incompétence paye et gratifie très bien. Les requins ne se mangent pas entre eux….. Ils copulent.

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Et ça continue !!!

Suite à un accident de travail, un salarié en inaptitude définitive est licencié pour son bien... C'est le cas de Mr. Maali Mohamed, conducteur aux Pins. Suite à une altercation, notre CR a reçu des coups, c'était en

2008. L

'agresseur a été arrêté et condamné, mais notre CR s'est retrouvé en inaptitude et l'entreprise s'en est débarrassée…. Comme tant d'autres. Les TCL c'est comme McDo, on t’appelle si on a besoin de toi, tu travailles et tu te tais.

Leur nouvel objectif ? Ils ne veulent plus, ou très peu, de personnel qui fait une carrière. Ils osent même faire de la publicité sur Internet pour les futurs embauchés qui seraient soi-disant payés 1800 € nets par mois.

Pour revenir sur les sites Internet, n'hésitez pas à consulter Le Nôtre, et vous verrez que d'anciens salariés savent aussi faire de la publicité pour Kéolis !!! Même au tribunal.

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Dialogue social ???

Encore un terme galvaudé et sans aucune honte par notre direction. Les absences injustifiées qui ont sanctionné les salariés, les jours de grève, n'ont pas lieu d'être. Le personnel se fait une fois de plus voler et menacer par des courriers d'intimidation.

La CFTC

défend les contestations des salariés devant les instances qui auront à trancher sur ce sujet.

Car si la loi prévoit à l'entreprise 48 heures pour s'organiser, comment pourrait-on refuser les gens qui veulent se déclarer encore plutôt ? Ce n'est pas pour une raison d'organisation mais bel et bien le refus de respecter le droit de grève des salariés.

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Plus que jamais, il est devenu capital de se syndiquer et de voter massivement aux prochaines élections, c’est un enjeu majeur, incontournable :

Denis RAYMOND, un ex salarié de notre entreprise dernièrement licencié, témoigne :

J’ai commencé de travailler à 15 ans, avec pour seul bagages le « BEPC ». J’ai été préparateur en pharmacie, dans l’imprimerie du carton, à la SNCF, gérant de station service, chauffeur de taxi, agent de sécurité, vendeur de voitures, conducteur puis agent de ligne, régulateur et licencié des TCL !

Je pense donc disposer d’une bonne expérience, avoir du recul, pour exprimer et faire partager quelques idées.

Au tout début de mon entrée dans le monde du travail, et longtemps après, j’ai cru être privilégié et chanceux, j’ai toujours eu du travail et des promotions malgré l’absence de diplômes. Je croyais à l’époque aux beaux discours des patrons et à une réelle récompense possible si je réalisais mon travail consciencieusement, même passionnément parfois. Il est vrai que j’avais comme références mon père qui, ouvrier charpentier, avait un travail autrement pénible et si peu rémunéré. C’est sans doute ce qui m’a empêché de voir l’importance des syndicats et de la lutte toujours nécessaire pour ne pas régresser. Ma première « carte » je l’ai eue aux TCL !

Pour autant, même si ce n’est que tardivement que j’ai pris conscience de la nécessité de rejoindre un syndicat, je n’ai jamais transigé sur la loyauté et l’équité des rapports employeur/employés, et l’injustice m’a toujours fait bondir, réagir, de façon virulente si nécessaire. Je n’ai jamais laissé ma langue ni ma plume dans la poche, et JE NE REGRETTE RIEN, RIEN DE RIEN !!! J’en suis fier et continuerais !

Aux TCL, entré comme conducteur en 97, agent de ligne en 98 et régulateur au SAE en 2000, je ne peux pas me plaindre de n’avoir pas progressé. Cependant, petit à petit, insidieusement, j’ai vu les conditions de travail se dégrader, la valse des DG et responsables de service se succédant, le respect envers le personnel de l’exécution disparaître. Petit à petit, insidieusement, le travail rendu et sa qualité n’ont plus été des critères d’évaluation, l’agent lambda est devenu un matricule et seule sa dévotion envers « le chef tout puissant », son obéissance aveugle, sa capacité à devenir invisible, son silence, sont montés en grade.

Même la rémunération s’est dégradée. Pour preuve, en 97 au coeff.210 je parvenais à gagner 10 à 11000 Frs nets, alors qu’en 2008 au coeff.260, je percevais 1800€. Rappelez-vous combien votre caddie débordant de produits de qualité coutait alors en 97 à la sortie du supermarché et comparez ce qu’il vous coûte aujourd’hui en 2009, à moitié rempli de produits discount ! Prenez vos calculettes et comptez ce que vous gagniez par mois en nombre de caddies ou de pleins d’essence avec aujourd’hui, Edifiant non ? Vous aviez prévu les mouchoirs, Erreur ! Prenez le train de la lutte et de la défense de vos intérêts !!!

Aujourd’hui toute la société a changé, toutes les valeurs aussi. Maintenant plus question de trouver un job sans diplôme, les « bac+5 » bossent pour 8.85€ de l’heure et en CDD en plus !!! Je reste sidéré du peu de réaction des ouvriers de tout poil qui subissent ainsi l’érosion de leur avenir, de leur salaires, de leur retraite, de l’avenir de leurs enfants, sans broncher, comme une calamité inévitable.

Pas d’argent pour la sécu, pas de solutions pour les plans sociaux qui se multiplient, et pourtant, à peine les banques éternuaient t’elles que des millions apparaissaient et rentraient dans leurs caisses. A propos des plans sociaux, seuls les plus médiatisés et les plus combatifs ont pu à tout le moins voir multiplier leur indemnité de départ par 6, 8, voir 10. Preuve que comme en Guadeloupe, seule la lutte et la rébellion contre les agressions que nous subissons peuvent limiter voir inverser cette nouvelle tendance à un retour en arrière et l’exploitation des salariés, retraités, chômeurs.

La solidarité et le syndicalisme sont la seule issue, au minimum, au-delà d’une prise de conscience, il faut que chacun prenne une carte et aille voter en masse, il faut résister et s’organiser. Il faut que chacun AGISSE, fasse quelque chose de concret pour reconquérir au moins respect et juste rémunération de son travail. Pourquoi accepter tant de privations et de précarité alors qu’il n’y a jamais eu autant de richesses à partager. AGIR ET REFUSER L’INJUSTICE, C’EST URGENT ET INDISPENSABLE, SALARIE(E)S, RESSAISISSEZ VOUS.

P.S. : Une adhésion vous coutera quelques dizaines d’euros par an pour une action solidaire collégiale et immédiate, votre perte d’emploi vous coutera des milliers d’euros pour un résultat lointain et incertain et une action isolée.

D.R.

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05 juillet 2009

Articles mensuel CFTC Juin 2009

Ce blog est en pleine refonte. Dans l'attente de la nouvelle mouture, un site est également à l'étude, voici quelques articles très intéressants paru dans divers quotidiens ainsi quelques extraits du mensuel CFTC de juin, en attendant sa mise en ligne prévue si tout va bien pour la rentrée.

Bonnes vacances, que chacun revienne prêt à affronter notre difficile actualité et à défendre au mieux ses acquis !

Le mot du secrétaire général Ch.FLEURY:

TENIR BON

La date butoir du 30 juin 2009 arrive à terme, la direction après avoir prorogé d’un mois les accords sur la rémunération, ne veut toujours pas négocier, et repousse sans cesse les échéances. Son seul but, gagner du temps, le 23 octobre 2009 jour, la convention collective locale dénoncée en juin 2008 prendra fin et cessera définitivement d’exister purement et simplement.

Quelle avancée avons-nous obtenue depuis 12 mois ? Rien, absolument rien ! Le néant, contrairement à ce que veut faire croire la direction. Elle se gargarise d’avoir accordé quelques ouvertures qui ne sont pas, pour la quasi majorités, liées aux avantages individuels acquis.

Le nouveau socle social élaboré par la direction ne trouve pas preneur, il sera pourtant définitivement mis en application unilatéralement dans les mois à venir, même en l’absence de signature.

Tenir bon telle est la règle de l’intersyndicale, même si une organisation syndicale à fait le choix de se retirer pour se rapprocher de la direction, pour des raisons obscures. Il faut maintenir la pression, défendre et garder une grande majorité de nos acquis pour sauver nos salaires et nos primes. Il faut rétablir des conditions de travail acceptables pour nous salariés mais aussi pour le maintien du service public.

Démontrer qu’il faut compter avec la CFTC. Faire entendre sa voix, montrer sa détermination. Faire en sorte que La Direction, le SYTRAL et les Politiques entendent enfin raison. C’est l’affaire de tous, c’est le moment d’être unis.

Aujourd’hui, il est impératif d’aller plus loin. Le 30 juin il ne s’agit de participer à une grève de 24 heures de plus, ni d’un baroud d’honneur avant les vacances d’été. Cela de maintenir la pression pour obtenir davantage de mesures et de garanties pour demain. L’heure est grave, l’enjeu est capital, il ne s’agit pas d’obtenir un accord mineur, il est question de nos conditions de travail, de nos salaires, du devenir de nos emplois, nous devons prendre notre avenir en mains.

Que sont devenus les principes d’équité, de loyauté, de rapport gagnant/gagnant que prévoyait EDIFIS au début de la dénonciation. Le projet du nouveau socle social est désormais bien ficelé, installé, avec pour seul principe favoriser les actionnaires. Les conséquences qui en découlent sur la vie de tous les salariés sont de plus en plus, dangereuses, douloureuses, critiques pour l’avenir.

Si la direction continue à entretenir un discours rassurant, en démontrant que tout ira mieux demain ; en revanche les organisations syndicales n’ont aucun intérêt à laisser planer le doute. Pas question d’alimenter des rumeurs alarmistes pour le plaisir d’exister. L’actualité et la réalité dans l’entreprise démontrent la gravité de la situation sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter …

Au regard d’un tel projet, faisons preuve de solidarité. Laissons en marge la politique du chacun pour soi, afin de pouvoir se défendre. Il faut face à une entreprise dont les résultats plus qu’honorables. Elle s’exonère de ses responsabilités dès qu’il s’agit de dialogue social et de conditions de travail.

Monsieur Fleury Christian

La Parole du secrétaire B.SERPAGGI:

La Direction

répond enfin à la plate-forme de l'intersyndicale. N'ayez aucun doute sur la rétention d'informations qu’elle applique. Conducteurs, agents de maîtrise, techniciens et autres personnes, aucuns ne disposent d'informations fiables. INCAPABLE,

La Direction

est incapable, aujourd'hui, de déclarer que les salariés ont gagné 1 seul avantage par rapport à ceux qu'elle a supprimés.

La dénonciation de notre convention collective locale n'est pas un simple dépoussiérage pour en améliorer le fonctionnement. Ce n’est qu’une manœuvre économique visant à réduire la masse salariale au détriment du personnel.

C'est un grand retour en arrière, n'importe quel ancien salarié peut l’expliquer à son collègue, tous grades confondus.

Toute société repose sur des règles et la nôtre avait sa logique d'accords et d'usages fondés au fil du temps sur l’expérience et le professionnalisme des agents. Rien n'avait été fait par hasard, tout avait son importance pour chaque catégorie de personnel. Cela faisait un empilement conséquent mais cohérent de notre façon de travailler et de notre façon de vivre.

Si la perte de la gestion de votre compte mémoire, de vos RTT, de vos FL, de vos H.S., des divers jours accordés pour congés exceptionnels, de vos indemnités du samedi et dimanche, de vos indemnités liées au 3x8 vous interpellent, alors faîtes le savoir.

Aucune entreprise ne peut travailler sereinement en permanence dans la conflictualité. Puisque notre secteur d'activité n'est pas touché par la crise, alors refusons de partager la misère sociale.

Kéolis vise le renouveau de son contrat alors que ses concurrents Transdev et Véolia viennent de fusionner. L'intérêt politique ne partagera pas la conflictualité sociale liée à l'absence de dialogue. Eux aussi sont guidés par leurs élections.

Et comme se plaît à le répéter

la Direction

dans son ensemble « …Rien n'est figé dans le temps… » Pour autant ce qui est arrivé à Bordeaux pourrait se reproduire à Lyon. La boucle serait alors bouclée. À vouloir faire du mal aux autres, ils subiraient le même sort que leurs prédécesseurs, Le déni de leurs commanditaires et leur renvoi ...

Le secrétaire général

B. Serpaggi

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Discrimination ???

Depuis toujours la CFTC lutte contre les discriminations en tout genre, et plus particulièrement celles commises au sein de notre entreprise. C’est dans la continuité de cette action que dans son bulletin de Mai 2009 nous vous annoncions la création officielle d’un groupe dédié à ce fléau, avec pour ambition légitime « d’être bien dans son entreprise ». Non seulement on peut mais ON DOIT dire non à tous ces abus, ces discriminations, ces intimidations, ces injustices, bref, STOP au mal être, aux maltraitances.

L’affaire « Mickael B. /Raphaëllo » illustre la dégradation de nos conditions de travail et l’insécurité de l’emploi dans notre entreprise. Malheureusement ce cas est loin d’être isolé, et parmi les victimes, Denis RAYMOND nous apporte son témoignage.

Interview : « Autopsie d’une Injustice »

CFTC : Denis, quelles sont les circonstances qui t’amènent à parler de ton histoire aujourd’hui ?

DR : Tout d’abord je tiens à te remercier Bruno avec la CFTC, et à souligner que c’est grâce à votre soutien que je continue à me battre, soutien sans lequel je serais certainement complètement anéanti comme le souhaitait la direction Keolis. Je suis aujourd’hui prêt à m’investir pour apporter mon aide et mon expérience (malheureuse !) à tous ceux qui vivraient de telles situations (passé présent, avenir). La mise en place d’un groupe de soutien et de lutte contre les discriminations, était vraiment devenu nécessaire et encore bravo la CFTC pour son courage et sa pertinence Cela m’a motivé pour témoigner.

CFTC : Peux tu rappeler ton histoire ?

DR : Cela s’est produit en trois temps : 1==> Je me suis présenté aux élections « délégués du personnel mars 2007 » sur la liste CFTC, et dans la foulée des incidents de santé conduisaient le Dr Cornillon à aménager mes horaires de travail, 2==> J’ai été pris en grippe par mon chef de service qui, contrarié par mes convictions syndicales, a qualifié cet aménagement d’avantage, puis multiplié des attitudes dégradantes à mon encontre, 3==>Suite à une pression insupportable, ma santé est profondément affectée. L’entreprise choisit de protéger « le chef » et prémédite mon éviction. Suite à la visite de reprise initiale de mars 2008, elle met cette fois la pression sur son médecin du travail, exigeant cinq nouvelles visites médicales jusqu’à obtenir un certificat d’inaptitude en mai 2008 !

CFTC : Si je me souviens bien, à cette époque, l’inspection du travail était saisie du dossier concernant les soucis au sein du service SAE ?

DR : Justement, une enquête était en cours et une collègue peu de temps après moi subissait aussi les humeurs « du chef », pensez donc, elle cumulait aménagement horaire et engagement syndical ! A l’époque l’inspectrice en charge du dossier reconnaissait avoir un pouvoir très limité et un refus du dialogue total de la part de Keolis. J’ai cependant demandé et obtenu l’annulation de l’inaptitude par l’inspection du travail en juillet 2008. Bien que régulièrement informée, dès le retour des vacances de nos DRH et autres décideurs, le 03 sept. 2008, Keolis s’arroge le droit de passer outre cette décision malgré son caractère exécutoire et me licencie pour inaptitude médicale.

CFTC : Comment expliques tu l’attitude de Keolis ?

DR : Keolis refuse d’admettre avoir des torts, quelque soit le niveau et l’origine de cette « bavure », et souhaite pratiquer la politique du pot de terre contre le pot de fer … et de métal il ne manque pas, à force de décupler ses bénéfices quitte à rogner sur les droits de ceux qui produisent cette valeur ajoutée en réduisant de manière drastique la masse salariale. En sollicitant après coup un recours hiérarchique auprès du ministère pour tenter de justifier son licenciement illégitime, le pot de fer a essuyé un nouveau revers, je suis toujours apte … mais toujours licencié …

CFTC : Denis, comment vis tu au quotidien ta discrimination ?

DR : Très mal, on se sent tour à tour persécuté, harcelé, abandonné, isolé, on est devenu « la chose » à éviter, comme un vulgaire accessoire que l’on jette à la poubelle. Enfin du jour au lendemain, on n’existe plus … pire … on gêne … La pire des injustices s’abat sur vous, c’est comme une maladie honteuse. Tout à coup tout se bloque autour de vous.

CFTC : Aujourd’hui, avec un peu de recul, que retiens-tu de cette expérience difficile ?

DR : Encore une fois je te remercie, sans ce soutien je n’aurais pas eu la force de reprendre le combat contre ces cruelles injustices. Dans ces moments noirs tu es resté avec la CFTC le seul interlocuteur à mes côtés et à mon écoute, qui m’a permis de croire en moi-même tellement une telle épreuve vous lamine. (Il y a eu aussi des collègues du service, mais en si petit nombre que je peux me faire couper une main et quelques doigts de la seconde, j’en aurais encore assez pour les compter !)

Le plus dur c’est l’indifférence de la plupart des collègues du même service, ceux là mêmes avec qui on croyait avoir tissé quelques liens, comme un parfum de trahison. Il reste à jamais beaucoup d’amertume, de rancœur …

CFTC : Comment envisages tu l’avenir à présent ?

DR : Ma souffrance et mon parcours ne s’arrêtent pas, le combat continue, que dis je il ne fait que commencer. Je positive face à cette première victoire qu’est la reconnaissance de mon aptitude. J’ai bon espoir de vous annoncer de bonnes nouvelles sous peu, et surtout il faut briser le tabou, il n’y a pas de fatalité, seule la mobilisation et le corporatisme peuvent venir à bout de ces pratiques. Au lieu de jouer le jeu de Keolis qui consiste à diviser pour régner, que chacun ait l’humilité de comprendre que seul il ne vaut rien, et qu’ensemble les pots de terre peuvent se transformer en roseau quand la tempête verra des chênes en lieu et place des pots de fer. En attendant réparation et justice, en guise de thérapie, je vais tenter un blogue, vous pourrez me retrouver sur « keolismatuer.canalblog.com ». Je publierais mon histoire, j’inviterais les autres victimes chez Keolis comme dans toute autre entreprise d’ailleurs à témoigner elles aussi, échanger des conseils et renseignements utiles à la défense de nos droits les plus élémentaires, ceux de la dignité humaine, du respect de l’individu.

CFTC : Denis merci pour ce témoignage, et tiens nous informés des suites, nous irons voir ton blogue.

DR : Merci à toi et au syndicat CFTC, et comme je l’ai dit je suis disposé à participer et aider ceux qui le souhaitent, comme vous vous m’avez soutenu. A bientôt.

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Articles suite

Info Raphaëlo :

M. Diaz et ses assistants répandent de fausses informations sur Michael B, ex salarié du CE. Ils veulent se justifier de son licenciement abusif devant vous autres, salariés TCL. Ils sont assignés une fois de plus au tribunal fin juin 2009.

Les salariés comprennent mieux aujourd'hui les problèmes qui se posent au CE. On ne peut pas reprocher à une Direction de faire du fric avec les abus que nous connaissons tous et changer de casquette aussi facilement devant un salarié isolé. Au vu des difficultés à retrouver un emploi aujourd'hui, personne n'envie sa situation car elle est ubuesque. LICENCIE PAR UN SYNDICAT. 

La position de

la CTC

reste claire : les problèmes collectifs que nous rencontrons actuellement, font que notre choix est d'être dans l'intersyndicale. Cela malgré nos importants différents et conflits avec une autre OS.

L'intérêt général prime devant la Direction qui ne veut rien concéder.

Un syndicat s'est mis à l'écart du groupe, tout seul, en pensant faire mieux que les autres. Néanmoins nul n'a oublié la grève du tramway de 2003 qui a fini par la promotion de leur secrétaire général. Personne d’autre n’en a profité, et surtout pas les grévistes. Il est passé d'un poste de conducteur tramway à un poste de responsable d'agence commerciale. Dans cette affaire, le seul intérêt n'a pas été d'ordre général. Alors Messieurs…ARRETEZ !!! Après avoir bâclé la défense de Mickaël au CE, n’essayez plus de polluer la situation par des «… c’est grâce à nous que…. » . Les élections approchent pour tout le monde.

À bon entendeur.

Le Bureau.

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3700€ par mois pour travailler au CE ? !!!

Plainte contre la CGT dans les transports en commun lyonnais mars 10, 2008

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Depuis sa création, Liberté Chérie n’a eu de cesse de condamner l’actuelle législation entourant le syndicalisme français, notamment le monopole de la représentativité syndicale, injustement concédé à cinq centrales, ainsi que diverses anomalies, dont la dispense de publication de comptes. Ainsi, comme l’a révélé Lyon Mag, un nouveau scandale vient éclabousser la CGT au sein des transports en commun lyonnais.

Une plainte vient en effet d’être déposée, imputant plusieurs malversations à la CGT. Le manque de transparence entourant le Comité d’entreprise des TCL a été pointé du doigt par Bruno Serpaggi, du syndicat CFTC à l’origine de cette procédure. Selon lui, un marché public préférentiel aurait été indûment attribué au beau-frère de Jean-Raphaël Diaz, le président CGT du comité d’entreprise. De plus le CE, gérant pourtant un budget fort conséquent de 2,6 millions d’euros, et disposant de 832 000 euros de trésorerie n’accorderait des avantages que sur des critères opaques qui n‘ont jamais été divulgués…

Par ailleurs on ne peut que s’étonner de la grande prodigalité du CE avec ses salariés, chacun de ceux travaillant à son siège touche environ 62 800 euros par an, c’est à dire un salaire brut, d’environ 3 700 euros par mois, soit trois fois le smic. Ceci est d’autant plus scandaleux, du fait que l’argent des comités d’entreprises doit revenir aux salariés de la société, salariés qui touchent en moyenne aux TCL 1 400 euros net par mos un conducteur de métro avec dix ans d’ancienneté.

Jean Raphaël Diaz comparaîtra donc le 18 janvier devant le tribunal correctionnel de Lyon pour discrimination syndicale et délit d’entrave. Le comité Lyon de Liberté Chérie espère donc que la justice sera rendue avec la fermeté qui s’impose. Nous constatons que les récurrentes dérives syndicales, aux TCL comme ailleurs, ne font que corroborer notre thèse comme quoi les privilèges syndicaux constituent une véritable porte ouverte aux abus et injustices en tous genres. C’est pourquoi nous réclamons une réforme du syndicalisme, visant à rétablir la liberté syndicale en supprimant le monopole de la représentativité accordé à quelques centrales ne réunissant que 8% des salariés.

Dimitri Chailonick de LC LYON

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Rappel article 09/2008 de B.Serpaggi

02-09-2008

TCL : "On ne se laissera pas faire"

Pour mettre la pression sur leur direction qui veut remettre à plat la convention collective, les salariés des TCL font grève ce jeudi 4 septembre. Explications du délégué syndical CFTC.

Vous n’avez pas honte de bloquer Lyon en pleine rentrée scolaire !
Bruno Serpaggi : On ne fait pas grève le jour de la rentrée, mais deux jours plus tard, le 4 septembre. Mais je reconnais qu’on a choisi volontairement le jour où le jury qui doit désigner la future capitale européenne de la culture était en visite à Lyon. Car on a voulu faire pression sur la direction de Kéolis et sur les élus.
Mais vous allez braquer les Lyonnais contre vous !
Il y aura toujours des usagers mécontents en période de grève. Mais il faut comprendre que nous aussi, on doit faire face à la hausse des prix. Dans ces conditions, la volonté de Keolis, l’exploitant des TCL, de remettre en cause notre convention collective est inacceptable. Car ça menace nos avantages acquis.
Mais vous faites grève avant même le début des négociations !
C’est vrai que les négociations ne commencent que le 22 septembre. Mais on voulait mettre la pression sur la direction car on sait qu’elle veut remettre en cause nos avantages. Et puis je tiens à préciser qu’on a déposé notre préavis de grève le 28 juillet. Mais on a pu rencontrer Bernard Tabary, le directeur général de Kéolis, que le 1er septembre...
Et il a promis de préserver vos 35h, votre grille des salaires et le 13e mois !
C’est très flou comme promesse. Bien sûr, la grille des salaires continuera d’exister, mais rien ne nous garantit qu’elle sera revue à la hausse. En fait, ce que veut Kéolis, c’est aligner notre convention collective sur la convention collective nationale qui est moins avantageuse. D’ailleurs Bernard Tabary a déclaré que tous les accords qui ne seraient pas renégociés seraient appliqués de façon unilatérale par la direction sur le modèle de la convention nationale.
L’objectif de Kéolis ?
Réduire les coûts de fonctionnement pour augmenter encore les bénéfices. Alors que Kéolis Lyon a toujours été rentable. Et les usagers doivent bien comprendre que cette remise en cause de la convention collective ne fera pas baisser le prix du ticket. Au contraire, ils le paieront plus cher et cet argent ira dans la poche des actionnaires de Kéolis.
Mais vous avez quand même un statut privilégié !
Pas du tout. Chaque année, les salaires sont augmentés en fonction de l’inflation. Ce n’est pas ce que j’appelle un privilège.
Combien vous gagnez ?
En tant qu’agent de sécurité avec 15 ans d’ancienneté, je gagne entre 1 800 et 2 000 euros nets par mois, heures supplémentaires incluses. Alors qu’un conducteur de 15 à 20 ans d’ancienneté gagne entre 1 400 et 1 600 euros environ.
Et les élus lyonnais vous soutiennent ?
On a interpellé les élus du Sytral, l’organisme public qui est propriétaire du réseau de transports en commun dans l’agglomération lyonnaise, et qui en accorde la gestion à Kéolis. Curieusement, aucun n’a réagi. En fait, on pense que Kéolis Lyon obéit à un choix du Sytral qui veut confier la gestion des transports en commun à plusieurs entreprises privées et non plus à une seule. Or, en remettant en cause notre convention collective, Kéolis espère supprimer plusieurs de nos avantages et rendre plus rentable la gestion des transports en commun lyonnais. Donc, quand le Sytral et Kéolis devront renégocier le contrat en 2010, plusieurs entreprises privées concurrentes voudront se manifester.
L’intérêt pour Kéolis de ne plus gérer l’ensemble du réseau de transports ?
Kéolis préfère gérer la partie du réseau qu’elle maîtrise le mieux, c’est-à-dire le réseau de bus. Et en obéissant au Sytral, Kéolis arrivera en position de force quand elle renégociera le contrat  en 2010.
Et pourquoi le Sytral voudrait confier le réseau à plusieurs entreprises ?
Parce qu’il veut empêcher les syndicats de bloquer les transports en commun. En effet quand on voudra faire grève, ce sera beaucoup plus difficile pour nous de toucher l’ensemble du réseau comme on le fait aujourd’hui si on est éparpillé dans plusieurs entreprises différentes.
Vous allez organiser d’autres grèves dans les prochains mois ?
Avec les autres syndicats, on n’a encore rien décidé mais on réfléchit à d’autres moyens d’action : par exemple des grèves de 55 minutes à différents moments de la journée. En tout cas, on ne se laissera pas faire.

Propos recueillis par Emmanuel Derville

Les prévisions de trafic sur le réseau TCL ce jeudi 4 septembre

   

Commentaire

De pire en pire

Aujourd'hui un an après la réalité donne raison à Mr Serpaggi, Keolis est sur le point d'adopter la convention nationale de façon unilatérale. Quand à sa façon de traiter ses agents où ses clients elle est de plus en plus irrespectueuse. En tant qu'ancien salarié je peux révéler beaucoup de choses, allez voir mon début de blogue keolismatuer.canalblog.com et vous comprendrez.


Posté par RAYMOND Denis (27-06-2009 à 15h03)

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Pauvre Rivalta, si au moins il gagnait autant qu'un agent Keolis ? !!

Pauvre Rivalta, si au moins il gagnait autant qu'un agent Keolis ? !!

POLEMIQUE

Indemnités au Sytral : Barriol veut rembourser, Rivalta repousse (10/06/2009 )

Bernard Rivalta remboursera-t-il ses 160 000 euros ? La polémique sur le recrutement et la démission de Thomas Collomb a fait passer la question au second plan. D'après nos informations, il semble que le président (PS) du Sytral, l'autorité organisatrice des transports lyonnais, ne soit pas prêt à le faire. Questionné par Denis Broliquier (divers droite), lors du comité syndical (l'assemblée du Sytral) du 4 juin il a répondu qu'il allait appliquer “le droit dans toutes ses dimensions”.
Que dit le droit ? Dans un arrêt du 14 mai, la cour administrative d'appel de Lyon somme le président du Sytral et le vice-président de rembourser ces indemnités illégalement perçues de 2001 à 2005, en obligeant le Sytral à émettre, avant le 1er juillet, des titres de recettes (acte administratif par lequel le Sytral peut percevoir de l'argent de ses deux dirigeants).
Conséquence, le vice-président du Sytral, Georges Barriol (UMP) a déclaré à Lyon Capitale qu'il s'exécuterait dès que le Sytral aurait émis ces titres de recettes. Potentiellement, il ne devrait pas avoir trop de difficulté à trouver l'argent puisqu'il répète avoir consigné la majeure partie des 70 978,96 euros sur un compte bloqué.
Quant à Bernard Rivalta, nous lui avons demander d'expliciter son nouvel aphorisme, “le droit dans toutes ses dimensions”. Voici sa réponse : “Bien sûr, le Sytral émettra au près du payeur la demande de récupération des indemnités. Sauf que d'autres procédures peuvent être enclenchées. (...) En appel, il y a eu la position du commissaire du gouvernement qui reprenait la position du tribunal administratif et qui disait “il y a des droits acquis, il n'y a pas de remboursement”. C'est la cour qui a décidé qu'on devait tout rembourser. Aujourd'hui, le débat n'est pas si clair que ça et il y a nécessité d'aller devant le Conseil d'Etat pour savoir ce qu'il y en ait exactement. (...) Ce qui n'est pas suspensif, c'est le l'émission de titres de recettes auprès du payeur. Après, il y  a d'autres recours qui peuvent être suspensifs. Je ferai ce que j'ai à faire au moment où j'ai à le faire”.
En clair, Bernard Rivalta ne devrait pas rembourser ses indemnités d'ici le 1er juillet. Il compte sur un recours auprès du Conseil d'Etat. lequel recours nécessite des avocats spécialisés dont les honoraires seront évidemment payés par le Sytral...
Auteur : Laurent Burlet

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Keolis Veolia, la saga des patrons ... vous avez dit THOMAS ?

Examen de conduite pour Keolis

Créé le 17.04.09 à 03h45 | Mis à jour le 17.04.09 à 03h45  | 0 commentaires

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« Je ne suis pas surpris. » Alain Thomas, secrétaire du comité d'entreprise de Veolia Transport et élu CGT, observe avec attention ce qui se passe à Lyon. Les syndicats de conducteurs seront en grève lundi, pour dénoncer la remise en cause des 280 accords salariaux par leur employeur, Keolis. Alors que la filiale de la SNCF s'apprête à reprendre les commandes du réseau bordelais au 1er mai, les syndicats restent sur leurs gardes.

La CGT ne se fait pas trop d'illusions : « Ce qui se passe à Lyon pourrait très bien arriver à Bordeaux », estime Alain Thomas. Des garanties ont pourtant été obtenues la semaine dernière auprès des dirigeants de Keolis. Face à l'intersyndicale, le futur patron du réseau bordelais, Bruno Danet, s'est engagé à ne pas toucher aux accords d'entreprise - notamment la journée de 7 h 36, unique en France - durant toute la durée du contrat de délégation de service public, soit cinq ans. Le projet de réorganisation du temps de travail (semaine de quatre jours) a également été abandonné. Ces engagements ont ensuite été confirmés par le directeur général France de Keolis, Jean-Michel Ferraris, dans un courrier adressé à l'intersyndicale daté du 8 avril. La CFTC veut y croire : « Nous avons bien fait de prendre les devants », se félicite Alain Fermigier, délégué syndical CFTC, à qui « ces garanties semblent suffisantes pour l'instant ». Il s'inquiète davantage de la passation de pouvoir entre Veolia et Keolis, « qui pourrait engendrer des couacs techniques sur les salaires du mois de mai ».

Côté CGT, on est moins confiant. « Ces garanties ne nous rassurent qu'à moitié quand on voit ce qui se passe à Lyon », relève Alain Thomas, qui prédit un conflit social très dur. L'exemple du réseau lillois l'inquiète encore plus : « Keolis y a déjà introduit l'annualisation du temps de travail, qui augmente la flexibilité des horaires des conducteurs, ainsi que la baisse des temps de pause. » W

Marion Guillot

Posté par cftctcl à 16:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Direction ne veut rien "lacher"

Une réunion ce matin à Keolis entre la direction et les organisations syndicales

Il s’agissait de discussions concernant l’accord sur les modalités de la refondation sociale de Keolis.
Malgré les débrayages quotidiens aux TCL, menés par les syndicats, la direction confirme sa volonté de parvenir à la signature de ces nouveaux accords. Une nouvelle réunion de conciliation est prévue mardi.
A noter que demain, de nouveaux débrayages ont lieu entre 8h et 9h. Mais les perturbations pourraient débuter dès 7h30 pour se terminer à 9h30. Pendant ce temps, il n’y aura pas de tram sur la ligne T1 et T2, et comptez un engin sur 2 sur la ligne T3. Pour les métros, il y aura une rame toutes les 7 minutes sur les lignes A, B et C. Et toujours quelques perturbations pour le réseau de bus.

Rédigé par F.L. dans Social le 29/04/2009 à 17h15

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Et Nos Retraites !!!

Pour François Fillon, il va falloir travailler plus longtemps

Créé le 27.06.09 à 17h00 | Mis à jour le 27.06.09 à 17h01  | 257 commentaires

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Le Premier ministre, Francois Fillon, et le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez./ S. BOZON / AFP

RETRAITES - C'est selon lui le seul moyen de sauver les régimes de retraites...

Le Premier ministre François Fillon a déclaré samedi devant les cadres de l'UMP qu'il «n'y a pas d'autre solution pour sauver nos régimes de retraite que de travailler plus longtemps». «Si ça n'est pas le cas alors il faudra débattre ensemble de la question de l'âge légal de la retraite», a-t-il ajouté. Il a estimé qu'il faudrait auparavant «évaluer les résultats des réformes successives depuis maintenant une quinzaine d'années» en matière de retraites.

«ce n'est pas une question taboue»


Mi-juin, le Premier ministre avait déjà estimé que repousser l'âge légal de la retraite «n'est pas une question taboue» et que le sujet «mérite un débat national». «Autour de nous, dans tous les pays européens, on a repoussé l'âge légal de la retraite» avait-il argué. Déclaration qui avait succédé à
une polémique suscitée par Brice Hortefeux, alors ministre du Travail. ce dernier avait énuméré trois «pistes» sur la question des retraites: «diminuer les pensions (...), augmenter la durée de cotisation, reporter l'âge de départ à la retraite (...) jusqu'à 67 ans». Fillon avait souligné qu'un débat du Conseil d'orientation des retraites était prévu en 2010, selon la réforme qu'il avait lui-même impulsée en 2003.

Les réformes successives des retraites, mises en route en 1994 par Edouard Balladur, en 2003 par François Fillon (alors ministre du Travail) et en 2007-2008 par Xavier Bertrand n'ont pas touché à l'âge légal au dessus duquel il est possible de partir à la retraite, fixé à 60 ans depuis 1982. Ces réformes ont en revanche allongé progressivement la durée de cotisation exigée pour bénéficier d'une retraite à taux plein, qui était de de 37 ans et demi de cotisations avant 1994 et qui sera de 41 ans en 2012. Par ailleurs, l'âge auquel un employeur peut mettre un salarié d'office à la retraite a été relevé par le Parlement au 1er janvier dernier de 65 ans à 70 ans.

Posté par cftctcl à 16:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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